lundi 1 décembre 2014

Curses and Smoke : a novel of Pompeii



Couverture : Curses and Smoke : A Novel of Pompeii
Auteur : Vicky Alvear Shecter
 

Résumé (traduction perso : on copie, on crédite, svp)

Deux amants maudits.

Une ville au bord de la destruction.

Tag est un esclave infirmier, voué à passer le reste de sa vie à soigner les gladiateurs de son maître. Mais il meurt d’envie de se battre pour lui-même dans l’arène et de gagner sa liberté de vivre (et aimer) comme il veut.

Lucia est la fille du propriétaire de Tag, condamnée par l’avidité de son père, à se marier à un homme qu’elle n’aime pas. Mais elle est déterminée à suivre son cœur peu importe où il la mène.

Pourront-ils se trouver avant que le volcan ne détruise leur monde ?

 

Mon avis

En octobre, j’ai fais la découverte de l’auteure très talentueuse qu’est Vicky Alvear Shecter (chronique sur La Fille de Cléopâtre : http://lecturesdunenuit.blogspot.fr/2014/10/la-fille-de-cleopatre.html) et j’ai tellement aimé ce livre, que j’ai décidé de lire un autre de ses romans. Il s’agit de Pompeii qui ne peut pas être un coup de cœur total car je ne maitrise pas assez la langue anglaise pour juger un livre lu en VO par rapport à un autre lu en VF. Ca ne me semble pas équitable et je ne vous ferai donc pas une chronique très poussée… Bref, il n’en demeure pas moins que c’est une lecture tout à fait divertissante et qui change agréablement de mes habitudes de lectures.

Lucia, bien qu’elle ne soit pas la fille d’un riche patricien est riche et libre, ce qui suffit amplement dans l’Antiquité pour avoir une vie décente. Enfin, quand je dis cela, je parle plutôt de son père parce que, la liberté quand on est une femme durant cette époque est inexistante. Lucia est plutôt un objet qui permettra à son père d’accroître ses richesses ; c’est pour cela qu’il la fiance à un vieil homme de 45 ans de plus qu’elle. Autant dire que Lucia est tout sauf ravie surtout depuis qu’elle a rencontré l’amour auprès de Tag, son ami d’enfance, médecin et gladiateur à ses heures perdues. Mais il y a un évènement aussi spectaculaire que dévastateur et que personne n’avait prédit (excepté Lucia qui était aussi écoutée que Cassandre) mais qui va bouleverser leurs vies à jamais…

Si dans La Fille de Cléopâtre le mythe d’Antigone est réactualisé, ici c’est celui de Cassandre qui l’est et je trouve cette réactualisation très intéressante. Comme dans ma première chronique, je suis extrêmement satisfaite de l’aspect qu’a ce livre qui, même s’il fait partie de la catégorie Young-Adult, est un peu plus mûr et sombre. Les personnages sont réellement travaillés et bien plus ambigus qu’ils ne peuvent l’être dans d’autres œuvres. Cette fois-ci, j’ai beaucoup aimé la fin qui m’a semblé très réaliste et j’ai encore plus aimé les notices d’histoire. L’écrivaine a fait un réel travail de fond et j’apprécie beaucoup toutes ces recherches historiques qui contribuent à rendre le roman plus intéressant mais aussi plus réaliste et qui instruit tout en divertissant. Un 2nd livre tout aussi satisfaisant que le 1er et qui, je l’espère, sera traduit en français car il serait dommage de se passer d’un petit bijou pareil.

 

Extrait (traduction perso : on copie, on crédite, svp)

« Il poussa un gémissement et prit une grande inspiration. Cela ne pouvait pas arriver. Elle était la fille du maitre. Il pouvait être tué –crucifié – pour l’avoir touchée. « On ne peut pas » dit-il pour se sortir de là. Elle resta devant lui, sa bouche toujours à demie ouverte, et elle était si belle, si tentante, cette fois qu’il soupira.

-          Pourquoi pas ? demanda-t-elle

-          Parce que…

Sa respiration lui sembla soudain difficile. Il déglutit.

-          Parce que je suis un esclave.

-          Je m’en fiche

-          Parce que c’est mal

Elle cligna des yeux.

-          Pourquoi ?

Il n’avait pas de réponses. Il ne pouvait pas penser. Ses poumons semblaient incapables de reprendre de l’air.

-          Lucia…

-          Juste une fois, avant que je ne sois mariée. Je veux juste savoir ce que ça fait d’embrasser quelqu’un que j’ai envie d’embrasser, dit-elle. Juste une fois, je veux faire mon propre choix à propos de cela »