dimanche 21 février 2016

Les Vivants T1


 Couverture de Les Vivants, Tome 1
Auteur : Matt de la Pena
 
Prix : 18E
 
Edition : Robert Laffont (coll : R)
Résumé
Shy a choisi ce job d'été pour mettre des sous de côté. Quelques mois à bord d'un luxueux navire de croisière vont lui permettre d'engranger les pourboires.
Que demander de mieux ? Des bikinis à ne plus savoir où regarder, des buffets à volonté, et peut-être même une fille ou deux.
Mais lorsque le tremblement de terre le plus destructeur jamais enregistré dévaste la Californie, le destin de Shy bascule. Et ce séisme n'est que le premier d'une longue série de désastres. Bientôt, ceux qui sont encore en vie devront se battre pour le rester.
Mon avis
Je connais ce livre de nom depuis un petit moment, et même si je n’en entendais que du bien, je ne me suis lancée que très récemment dans sa lecture à cause de la sortie du T2 et de la nouvelle que j’ai lu dans le recueil Minuit !. Bien que ce ne soit pas un coup de cœur, je ne j’ai passé un très bon moment en compagnie de ce récit catastrophe.
On connait tous le rêve de la croisière et son lot de sea, sex and sun. Pour Shy, c’est doublement idyllique parce qu’il est payé pour faire cette croisière. Seul bémol, il doit supporter les passagers snobs mais, travailler sur ce paquebot, c’est quand même le pied : tous les soirs, le staff se réunit et il peut draguer Carmen en plus de se promener dans tout l’océan. Il aurait gardé un super souvenir de son voyage si un tsunami n’avait ravagé le bateau. Coincé entre un mourant, des requins et une snob invivable, voilà son job d’été idéal compromis…
Je reconnais que ma façon de présenter le livre ne colle pas au ton. Dans ce dernier, ce sera plus le thème survie-faim que vous trouverez. Là où je suis admirative envers Matt de la Pena, c’est envers sa plume. Il a su concilier les différents tons du livre, à savoir légèreté et survie, à merveille et accompagner ce glissement de façon tout à fait appropriée. Chapeau ! Sans compter que j’ai adhéré sans aucun problème au protagoniste durant tout le long de son périple. La traversée en canot m’a rappelée celle dépeinte dans le film d’Angelina Jolie, Invincible, toute aussi puissante et bouleversante : on oscillait entre désespoir et espoir. Cependant, la présence des requins a été le petit défaut qui me faisait décrocher de la fiction. Ils étaient en trop et faisaient cliché. Comme le naufrage du bateau, très Titanic. Mais enfin, personne n’est pas parfait et on est suffisamment attaché aux personnages et à l’intrigue pour passer outre ces détails. La dénonciation des lobbies médicaux a également été appréciable. Sans compter que les morts sont nombreux et que l’auteur ne les sauvent pas miraculeusement ou ne nous épargne pas la violence même si c’est un livre pour ados. Avis à tous les amateurs de livres catastrophe, de survie et de meurtres !
 
En bref
Apprécié
Non-apprécié
-          Protagoniste : attachant, ne se plaint pas, réactions réalistes
-          2 parties : une légère et une catastrophe
-          Plume de l’auteur : conciliation de différents tons, violence et mort, angoisse omniprésente lors de la traversée
-          Requins et naufrage : trop clichés
 
 
Extrait
« Il se met alors à se taper le front avec la paume. Il essaie de réfléchir ou du moins de se réveiller. Mais il est incapable d'aligner deux pensées cohérentes, et il ne parvient pas à sortir de ce cauchemar.
Il sait qu'ils ont été frappés par deux vagues titanesques.
Que tous ceux qui l'entourent sont morts.
Et que le bateau coule. »
***
« Le soleil brûlant est haut dans le ciel, ce qui signifie qu'il a dormi plusieurs heures. L'air est chaud et sec. Quant à l'océan, il est presque plat sous le ciel le plus bleu que Shy ait jamais vu. Un ciel de carte postale.
C'est alors que tout lui revient.
Les vagues gigantesques, le bateau en feu, la Californie ravagée, sa famille... A l'heure qu'il est, il devrait être sur le pont Lido, à fournir des serviettes aux passagers, des clubs pour le minigolf... A mater les jolies femmes en bikini, y compris les mères de famille. Et à attendre que Carmen vienne papoter cinq minutes en buvant son café. Sauf que le pont Lido n'existe plus, car l'intégralité du navire repose à présent au fond de l'océan Pacifique tandis qu'il est seul perdu en mer. Sans aucun autre survivant à l'horizon. »