vendredi 12 juin 2015

Une fille parfaite


  Couverture de Une fille parfaite 
Auteur : Mary Kubica
 
Prix : 15E
 
Edition : MOSAIC

Résumé

« Je la suis depuis plusieurs jours. Je sais où elle fait ses courses, où elle travaille. Je ne connais pas la couleur de ses yeux ni comment est son regard quand elle a peur. Mais je le saurai bientôt. »

Incapable de dire non au séduisant et énigmatique inconnu qu’elle vient de rencontrer dans un bar, Mia Dennett accepte de le suivre jusqu’à chez lui. Sans savoir qu’elle vient de commettre une grave erreur. Et que rien, jamais, ne sera plus comme avant. Suspense psychologique envoûtant, Une fille parfaite possède une écriture affûtée, nerveuse, qui sait faire naître peu à peu une émotion bouleversante. Dans ce récit à trois voix, les apparences sont trompeuses, jusqu’à la révélation finale : un uppercut en plein cœur.

Vous n’oublierez pas Une fille parfaite. Vous n’oublierez pas Mia.

 

Mon avis

C’est en lisant la citation du résumé que j’ai décidé de lire ce livre. J’avais envie de changer de mes lectures habituelles et le thriller m’offrait cette alternative. Comme je ne suis pas la plus patiente, je n’ai pas fini de lire la 4e de couverture et je me suis donc imaginée un psychopathe qui bloquait sur une pauvre innocente et dont on allait suivre la démarche. En démarrant le livre, j’ai donc été très perturbée.

En effet, le livre est divisé en chapitres qui multiplient les points de vue de l’enquêteur, de la mère de la victime, du coupable avant et après l’enlèvement. Et on suit l’intrigue de façon fragmentée : un coup on voit l’inspecteur après le retour de Mia et au chapitre suivant, on voit Eve apprenant l’enlèvement de sa fille. Bref, il m’a fallu la moitié du livre pour que je m’y fasse et intègre naturellement les relations. Une fois que cela a été fait, j’ai été happée par le livre et j’ai eu du mal à arrêter ma lecture. Le point de vue de la principale intéressée, Mia, n’est donné qu’à la fin et tout au long du livre on suit deux couples : Mia et Collin et, en parallèle, Gabe et Eve.

J’ai beaucoup apprécié le fait que ce ne soit pas linéaire et que le point de vue de Mia ne soit donné qu’à la fin pour augmenter le choc. Je pense que si ça avait été linéaire le lecteur se serait ennuyé et l’histoire aurait été banale. Mais comme le point de vue est extérieur à la scène et que le personnage de Collin est assez mystérieux, on ressent les émotions de Mia : on s’interroge comme elle, on panique quand il la menace… Bref, on adhère à ses émotions. Pourtant, je n’ai pas pu totalement sympathiser avec elle et le choc de la fin ne m’a pas laissé sur le cul mais plutôt perplexe. A vrai dire, c’était logique, il fallait s’en douter ; pour autant ce n’est pas totalement réaliste quand on y réfléchit davantage. Et puis, c’est totalement fou comme projet. C’est donc une lecture divertissante sans être pour autant choquante qui change agréablement mais qui ne s’illustre pas par son originalité. 

En bref

Apprécié
Non-apprécié
-          Thème : kidnapping, menace de mort, huis-clos
-          Ecriture : allers-retours incessants entre le passé et le présent  
-          Fin : trop précipitée et pas assez choquante mais qui a le mérite de laisser le lecteur pensif
-          Histoire d’amour dérangeante : est-ce sincère ou simplement le syndrome de Stockholm ?


Extrait

« Avec un crayon et une feuille de papier, elle éprouve la même sensation que moi avec une arme : de l’assurance, du contrôle. »

 
A savoir

Vu la fin, je ne pense pas qu’il y aura une suite.