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Auteur : Camille POUZOL
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Résumé
Carla ne s'attendait pas à l'annonce du divorce de ses
parents le jour de ses dix-sept ans. Ni au désir de sa mère de l'emmener
s'installer avec elle en Corse pour remettre à neuf un hôtel, et entamer une
autre vie. Et elle n'est pas encore au bout de ses surprises. Secrets de
famille, amours et jalousie si elle avait su tout ce que lui réservait sa
dix-septième année, aurait-elle vraiment pris l'avion pour Bastia ?
Mon avis
J’ai
découvert ce livre vraiment par hasard sur un marché, il y a plusieurs années. Seule
la couverture m’a attirée, car ni le titre, ni le résumé sont extraordinaires.
A l’époque, je ne lisais pratiquement que les livres parus dans la collection
« BLOOM » d’Hachette. Je l’ai donc acheté même si mes espoirs de
passer un bon moment assez pessimistes. Encore une fois
j’ai vu le verre à moitié vide trop vite : quelle merveilleuse surprise j’ai fait !!
Carla
a 16 ans et ses parents divorcent. Déjà être ado c’est difficile, avoir ses
parents qui divorcent, c’est une étape encore plus difficile mais devoir
quitter Paris pour emménager dans la maison corse de son beau-père c’est
carrément un enfer. Pourtant, on ne laisse pas le choix à Carla : contente
ou non, elle quittera sa meilleure amie, son copain, son école et suivra sa
mère. Arrive donc une jeune fille morose sous le soleil de Corse. Heureusement,
ses demi-frères l’aident à faire passer la pilule. Enfin, le plus jeune Léo.
Pour son aîné, Greg, c’est un peu plus compliqué… Il est aussi réfractaire que
Carla à ce déménagement et les rencontres sont donc explosives. Celle-ci va
donc devoir apprendre à vivre en communauté avec sa belle-famille et découvrir
le passé de sa mère.
Si
j’ai réellement apprécié ce livre, c’est en premier lieu parce que l’identification avec l’héroïne est très
facile. Certes, elle pouvait m’agacer, mais je ressentais une sorte de tendresse que je n’arrivais pas à
effacer. La Corse va devenir l’endroit où elle grandira pour devenir une jeune
femme et regarder son changement est très agréable. Par ailleurs, allez savoir
comment mais Greg m’évoquait Damon
Salvatore dans son caractère mais aussi son physique. Ça aide ^^. L’histoire semble simplette et pourtant
le lecteur est vraiment surpris car Pouzol aborde avec justesse des thèmes difficiles que tout lecteur
connaît tout en restant dans un registre léger.
J’ai ris et j’ai eu envie de m’apitoyer sur le sort de cette pauvre gamine,
j’ai détesté sa mère et je l’ai également adorée. En bref, j’ai suivis les
sentiment de la protagoniste. Voilà en quoi réside le don de l’auteure ! Le
décor est donc bien planté et l’ambiance sea, sex and sun colle à
merveille au soleil de Corse. Seul bémol, c’est l’histoire d’amour qui me
laisse assez réfractaire vis-à-vis des
relations familiales de Greg et Carla… Pour autant, c’est une parfaite lecture de plage qui sait détendre sans sonner creux comme trop de romans
de cette année le sont. Pouzol parle à
notre âme d’ado et le fait bien !
En bref
Apprécié
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Non-apprécié
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Le jeu avec
les émotions : une légère dose de pathos, beaucoup d’humour et un
jeu au chat et à la souris savamment distillé
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Des décors
et des personnages de qualité :
travaillés, vivants
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L’ambiance :
farniente et vacances familiales comme en a tous connus
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L’histoire
d’amour légèrement dérangeante (au vu des relations familiales)
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Extrait
« …
et j’ai aperçu Joséphine qui se roulait au soleil sur la terrasse. Je suis
sortie vite pour l’embrasser, en voilà une qui m’avait vraiment manqué. Je me
suis penchée sur elle, son poil brûlant de soleil, ses yeux verts, son
ronronnement incessant. J’ai retiré ma veste blanche et mes chaussures
compensées à talons, je me suis laissée tomber à côté d’elle, pr me rouler sur
le dos et l’imiter. C’est en finissant mon tour complet sur moi-même que je
l’ai vu. Et merde ! C’est exactement ce que j’ai pensé. Greg était
installé sur une chaise longue, à un mètre, avec juste un vieux short en jean
et une clope au bec, il a levé les yeux d’une livre avec un sourire satisfait…
-
Tu
comptes faire pipi autour de la table aussi ?
Je
me suis relevée le plus rapidement et le plus gracieusement que j’ai pu.
Joséphine ne comprenait pas du tout que l’on s’arrête de jouer, elle se
frottait à mes jambes. Mon estomac s’est instantanément contracté. Son regard
habituel, de haut en bas, insidieux, moqueur, un peu provoquant. Je l’avais
presque oublié celui-là, je lui aurais bien parlé sur le même ton que Napoléon,
mais la partie allait être plus difficile. J’ai souri.
-
Je
t’ai manqué ? »